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Dans la cour d’école.

On joue à la marelle.

On sautille sur un pied.

L’équilibre est fragile.

Puis sur l’autre.

Plus haut.

On rebondit.

Pour atteindre le ciel.

Criblé de barbelés.

Une fillette grandit sous la dictature. Loin de son pays, elle a cru tout oublier. Quarante ans plus tard, son enfance frappe à la porte. « J’ai fouillé, passé des heures à éplucher les documents, les témoignages, les jugements, les histoires, les photos, les vidéos. Le ventre retourné, j’écrivais des poèmes, comme une délivrance, comme une forme de deuil mais aussi et surtout comme un devoir de mémoire, mon devoir de mémoire. »

Point de vue de l’autrice : « Je dédie ces poèmes – une potion contre l’indifférence – aux familles qui cherchent encore leurs proches, aux enfants qui n’ont pas connu leurs parents. Je dis, comme eux, comme elles : ni oubli ni pardon. »

Cote : C841.92 G216f

Feuilleter un extrait de ce recueil.

À lire par la même autrice : Partir ou mourir un peu plus loin et Anthologie de poésie argentine contemporaine (collaboration)

Écouteur Flavia Garcia présenter son œuvre :


Source: Rosalie Méthot, Bibliothèque